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Extrait
GLEIWITZ
31 août 1939
La Seconde Guerre mondiale donnera aux commandos leurs lettres de noblesse. Elle les intégrera de plain-pied dans l'art militaire. Les exemples qu'elle en offre feront école. Stirling ou Skorzeny auront des émules.
Mais ces deux grands «maîtres ès commandos» n'ont-ils pas puisé dans un passé lointain les premiers préceptes de leurs actes ? L'Iliade rapporte un commando à jamais célèbre : les compagnons d'Ulysse, dans leur cheval de Troie, dépassent le strict cadre mythologique. Ce premier commando de l'Histoire fournit des enseignements à jamais valables.
Le siège de Troie s'éternise. Depuis dix ans, les Grecs ne parviennent pas à l'emporter. Derrière leurs imposantes murailles, les Troyens défient les assaillants. Le doute s'installe. Ne serait-il pas plus sage de reprendre la mer et d'abandonner cette cité maudite ?
Ulysse, le rusé Ulysse, apporte enfin une issue à l'interminable guerre. Il fait construire un gigantesque cheval en bois censé être consacré à la déesse Athéna, cette déesse de la Guerre que les Romains dénommeront Minerve. Avec une poignée de guerriers dûment choisis, il s'enferme à l'intérieur du bâti de l'animal. Et les Grecs évacuent les lieux. Les voiles de leurs navires s'estompent sur l'horizon.
Les Troyens ont contemplé la scène et vu s'éloigner la flotte ennemie. Mais ils n'ont pas décelé le stratagème d'Ulysse. Ils croient avoir définitivement triomphé et écarté le péril. Preuve de leur victoire, ils veulent s'approprier ce cheval abandonné par les assiégeants. Devant ses dimensions, ils n'hésitent pas à élargir la porte de leur ville et à faire une large brèche afin de le haler intra-muros.
La nuit venue, un complice libère Ulysse et ses compagnons. Les Grecs en fait ne sont pas si loin. Profitant de l'obscurité, ils sont revenus accoster et se sont glissés silencieusement près de la ville. Le groupe Ulysse se porte à leur devant et les guide à l'intérieur de la place par la trouée dans la muraille. Les Troyens qui fêtaient leur succès sont surpris et décimés. La cité a changé de mains.
Ce précédent mythique renferme en germe tous les éléments indispensables au succès d'un commando : innovation, surprise, audace. L'imagination a trouvé une solution originale hors des sentiers traditionnels. L'ennemi a été frappé au moment où il s'y attendait le moins. Le courage a suppléé à la faiblesse des effectifs.
La Bible, à son tour, rappelle un autre point essentiel. Les Juifs sont aux prises avec les redoutables Amalécites. Avant de les affronter, Gédéon, le chef de l'armée israélite, obéit aux ordres de Yahvé. Pour aller au combat, il choisit uniquement les hommes qui, au passage du Jourdain, se contentent pour boire de prendre un peu d'eau dans le creux de leur main. Cette marque de sobriété lui désigne les meilleurs. Ils ne sont que 300 ! Qu'importe ! Avec eux, Gédéon s'infiltre de nuit dans le camp de l'ennemi et l'emporte. La Bible rapporte aussi que les 300 guerriers tiennent d'une main une trompette, de l'autre un vase avec une lampe allumée. Le tintamarre de leurs trompettes impressionne. Les lueurs des lampes les font apparaître plus nombreux qu'ils ne sont réellement. Ruse ! Surprise ! exploitées par des audacieux.
Un commando repose toujours sur une sélection. Il exige les combattants les plus aptes à supporter physiquement et moralement les épreuves et les luttes à venir.
31 août 1939
La Seconde Guerre mondiale donnera aux commandos leurs lettres de noblesse. Elle les intégrera de plain-pied dans l'art militaire. Les exemples qu'elle en offre feront école. Stirling ou Skorzeny auront des émules.
Mais ces deux grands «maîtres ès commandos» n'ont-ils pas puisé dans un passé lointain les premiers préceptes de leurs actes ? L'Iliade rapporte un commando à jamais célèbre : les compagnons d'Ulysse, dans leur cheval de Troie, dépassent le strict cadre mythologique. Ce premier commando de l'Histoire fournit des enseignements à jamais valables.
Le siège de Troie s'éternise. Depuis dix ans, les Grecs ne parviennent pas à l'emporter. Derrière leurs imposantes murailles, les Troyens défient les assaillants. Le doute s'installe. Ne serait-il pas plus sage de reprendre la mer et d'abandonner cette cité maudite ?
Ulysse, le rusé Ulysse, apporte enfin une issue à l'interminable guerre. Il fait construire un gigantesque cheval en bois censé être consacré à la déesse Athéna, cette déesse de la Guerre que les Romains dénommeront Minerve. Avec une poignée de guerriers dûment choisis, il s'enferme à l'intérieur du bâti de l'animal. Et les Grecs évacuent les lieux. Les voiles de leurs navires s'estompent sur l'horizon.
Les Troyens ont contemplé la scène et vu s'éloigner la flotte ennemie. Mais ils n'ont pas décelé le stratagème d'Ulysse. Ils croient avoir définitivement triomphé et écarté le péril. Preuve de leur victoire, ils veulent s'approprier ce cheval abandonné par les assiégeants. Devant ses dimensions, ils n'hésitent pas à élargir la porte de leur ville et à faire une large brèche afin de le haler intra-muros.
La nuit venue, un complice libère Ulysse et ses compagnons. Les Grecs en fait ne sont pas si loin. Profitant de l'obscurité, ils sont revenus accoster et se sont glissés silencieusement près de la ville. Le groupe Ulysse se porte à leur devant et les guide à l'intérieur de la place par la trouée dans la muraille. Les Troyens qui fêtaient leur succès sont surpris et décimés. La cité a changé de mains.
Ce précédent mythique renferme en germe tous les éléments indispensables au succès d'un commando : innovation, surprise, audace. L'imagination a trouvé une solution originale hors des sentiers traditionnels. L'ennemi a été frappé au moment où il s'y attendait le moins. Le courage a suppléé à la faiblesse des effectifs.
La Bible, à son tour, rappelle un autre point essentiel. Les Juifs sont aux prises avec les redoutables Amalécites. Avant de les affronter, Gédéon, le chef de l'armée israélite, obéit aux ordres de Yahvé. Pour aller au combat, il choisit uniquement les hommes qui, au passage du Jourdain, se contentent pour boire de prendre un peu d'eau dans le creux de leur main. Cette marque de sobriété lui désigne les meilleurs. Ils ne sont que 300 ! Qu'importe ! Avec eux, Gédéon s'infiltre de nuit dans le camp de l'ennemi et l'emporte. La Bible rapporte aussi que les 300 guerriers tiennent d'une main une trompette, de l'autre un vase avec une lampe allumée. Le tintamarre de leurs trompettes impressionne. Les lueurs des lampes les font apparaître plus nombreux qu'ils ne sont réellement. Ruse ! Surprise ! exploitées par des audacieux.
Un commando repose toujours sur une sélection. Il exige les combattants les plus aptes à supporter physiquement et moralement les épreuves et les luttes à venir.
Présentation de l'éditeur
De tous temps et en tous lieux, des petites unités de combat d'élite ont imaginé des opérations "coup de poing" pour surprendre et frapper l'ennemi, de manière souvent décisive.Depuis la Seconde Guerre mondiale qui leur a donné leurs lettres de noblesse, on les a baptisées "Commandos". Groupes d'intervention de forces spéciales appartenant aux trois armes, elles relèvent d'une élite professionnelle triée sur le volet, impliquent soit un effectif limité d'hommes entraînés pour une mission ponctuelle, soit un nombre plus élevé de participants en fonction d'objectifs de portée plus spectaculaire et stratégique. Dans les deux cas, tous doivent être prêts à se surpasser jusqu'à l'héroïsme pour honorer, sous leurs drapeaux respectifs, une devise unique : "Qui ose gagne".
C'est cette passionnante succession d'actions foudroyantes, ayants pesé de tout leur poids sur le déroulement du second conflit mondial, que raconte Pierre Montagnon, dans ce premier volume d'une histoire qu'il connait parfaitement, non seulement sur le plan historique, mais aussi à titre personnel en tant qu'ancien officier parachutiste de la Légion.

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